« Plutôt 28ᵉ pays de l’UE que 51ᵉ Etat des Etats-Unis ». Cette proposition semble séduire 58% des participants à un sondage mené courant mars par Spark Advocacy au Canada auprès de 4000 personnes.
D’après les résultats, un répondant sur quatre pense qu’il serait judicieux pour le Canada de rejoindre officiellement le bloc économique et politique des nations européennes. Aussi surprenante soit-elle, l’idée est loin d’être nouvelle et serait même plus que jamais d’actualité compte tenu du contexte géopolitique. Selon Bruce Anderson, le directeur de la stratégie chez Spark Advocacy, les Canadiens souhaiteraient aussi trouver de nouveaux moyens de réduire leur dépendance envers les États-Unis. D’autant plus quand on sait que ce pays s’est précisément construit en opposition au modèle américain.
Ce sondage – réalisé en ligne – ne laisse aucune place à l’éventualité d’une marge d’erreur à en croire le Conseil de recherche et d’intelligence marketing canadien. Tout simplement parce qu’il ne procède pas à un échantillonnage aléatoire de la population. Pour autant, c’est un sentiment plus partagé qui se dégage à la lecture des réactions sur les réseaux sociaux, notamment X. Beaucoup craignent en effet que le Canada ne se retrouve perdant au change.
De leur côté, les eurodéputés ont récemment adopté un rapport appelant l’UE à approfondir ses liens avec le Canada, souvent présenté comme l’un des pays les plus européens « hors d’Europe » malgré son éloignement géographique. A noter que depuis 2022, ce dernier possède une frontière terrestre avec l’UE : peu le savent, mais le Danemark et le Canada se partagent l’île Hans, un territoire arctique en baie de Baffin d’une superficie de 1,3 m2. Rappelons nous enfin que le Maroc, précédent pays non européen à avoir voulu intégrer l’UE, a quant à lui vu sa candidature rejetée en 1987.



