Appelés aux urnes ce week-end dans le cadre d’un référendum, les Islandais ont clairement rejeté l’éventualité d’une reprise des négociations relatives à l’adhésion de leur île à l’UE. Le dépôt de sa candidature remonte à 2009.
Le « non » l’a emporté à plus de 52,8% des voix ce dimanche en Islande. Avec un taux de participation s’élevant à 82,5%, l’île ne donnera donc pas suite à son processus d’adhésion à l’UE, au grand dam de cette dernière qui croyait beaucoup en cette candidature. Les électeurs étaient invités à se prononcer sur la question suivante : « L’Islande doit-elle rouvrir les négociations d’adhésion avec l’Union européenne ? ». Les discussions ont en effet été gelées en 2013 suite à l’accession au pouvoir d’un gouvernement eurosceptique sur l’île de l’Atlantique Nord.
Celle-ci n’en reste pas moins étroitement liée à l’UE à travers notamment son appartenance à l’Espace économique européen (EEE) et à Schengen. Côté UE, son adhésion aurait pu apporter un éclairage positif de la politique d’élargissement tout en lui permettant d’accroître sa présence dans l’Arctique, une région de plus en plus convoitée sur le plan international. L’Union n’a en effet plus accueilli de pays riches depuis 1995. Pour l’heure, les choses resteront en l’état jusqu’en 2028, le gouvernement islandais s’étant engagé à respecter le résultat du référendum (malgré sa valeur uniquement consultative), quel qu’il soit.



