Les deux petites entités territoriales sont toutes deux enclavées dans le territoire communautaire.Depuis déjà une décennie, des pourparlers étaient en cours pour donner un cadre officiel à leurs échanges avec l’Union européenne. C’est désormais chose faite !
Depuis le lundi 19 octobre à Bruxelles, un accord associe Andorre et Saint-Marin au marché unique européen. Il ne prévoit pas pour autant de besoin d’adhésion à l’UE.
Chacun des deux nouveaux partenaires se voit en revanche contraint d‘appliquer une grande partie des règles européennes, en bénéficiant cependant de dérogations.
La principauté de Monaco, on s’en souvient, avait pour sa part rompu les négociations dès 2023.
Andorre et Saint-Marin bénéficieront de leur côté des libertés de circulation européennes. De quoi permettre plus facilement à leurs ressortissants d’étudier et travailler dans l’UE.
Plus concrètement, l’accord prévoit la libre circulation des biens, des services, des personnes et des capitaux. Il harmonise également les normes techniques ou sanitaires et facilite enfin les échanges commerciaux, les investissements ainsi que les démarches administratives de part et d’autre.
Les deux Etats pourront par ailleurs participer aux appels d’offre de marchés publics européens.
L’accord vient ainsi pérenniser et amplifier les unions douanières préexistantes.
L’enjeu était de taille : Andorre réalise les deux-tiers de ses échanges avec ses deux voisins. La République de Saint-Marin, quant à elle, dépend à 80% de l’Italie où elle forme, rappelons le, une enclave.



