Lundi 23 février, le Parlement européen a suspendu la mise en oeuvre de l’accord commercial entre l’Union européenne (UE) et les Etats-Unis. L’institution reste en effet dans l’attente d’« éclaircissements » suite à la décision de la Cour suprême d’invalider la plupart des droits de douane souhaités par Donald Trump.
Le message sonne comme une mise en garde. Sur son réseau Social Truth, le président américain a affirmé que « tous les pays qui voudraient “jouer” avec la décision ridicule de la Cour suprême, en particulier ceux qui ont “plumé” les Etats-Unis pendant des années, ou même des décennies, seraient confrontés à un droit de douane beaucoup plus élevé, et pire, que tous ceux qu’ils ont récemment acceptés ».
Cette décision rebat les cartes jusqu’aux frontières européennes. En témoigne la déclaration de Bernd Lange (S&D, gauche), chef de la commission du commerce international : « nous voulons que les Etats-Unis clarifient comment ils vont respecter l’accord » avant tout mouvement au Parlement européen. Valérie Hayer, présidente du groupe Renew, partage cet avis : « une clarté et une stabilité totale est indispensable du côté américain. Or, Trump n’offre que l’inverse depuis le début de son mandat ».
A savoir qu’au lendemain de la décision de la Cour suprême, Donald Trump avait annoncé vouloir faire passer ses nouveaux droits de douane de 10% à 15% « avec effet immédiat ». Si les retombées de cette mesure demeurent encore incertaines, la Chine craint déjà des restrictions alternatives justifiant le maintien de la hausse.



