Les pays membres de l’UE se sont accordés mercredi 29 avril pour réformer les règles d’assurance chômage des travailleurs transfrontaliers, en espérant garantir un traitement plus rapide et efficace des demandes.
Un frontalier résidant en France mais ayant travaillé en Suisse devra désormais passer par Berne pour se faire indemniser. C’est ce qu’a affirmé la revue Challenges après confirmation de cet « accord provisoire » par le ministère du Travail.
Côté suisse, le portail de l’assurance-chômage et du service public de l’emploi précise que « Le 22 avril 2026, les délégations du Conseil de l’Union européenne et du Parlement européen ont conclu, au terme d’un trilogue, un accord provisoire sur la révision du règlement 883/2004 ». Ce qui représenterait une économie de plus de 860 millions d’euros pour l’Unédic. En France, c’est cet organisme qui indemnise les chômeurs transfrontaliers, y compris dans les cas où ces derniers n’aient jamais cotisé au régime d’assurance-chômage français.
Ce déséquilibre est d’autant plus criant pour des pays où les salaires élevés s’accompagnent bien souvent par des allocations plus hautes, toujours d’après Challenges. Dans le cas de la Suisse en 2024, le montant mensuel de l’Unédic s’élevait par exemple à 2124 euros mensuellement, contre 1046 euros pour la France (Source : Unédic – décembre 2025, Unédic – mai 2025). Soit quasiment deux fois plus.
A savoir que les salariés devront avoir cotisé au moins 22 semaines de suite dans leur pays d’activité pour bénéficier de ce régime. Il faudra néanmoins attendre plusieurs années pour mettre en œuvre la réforme, surtout dans les cas comme la Suisse qui n‘est pas membre de l’UE.



