Alors qu’elles étaient soumises à un passage obligatoire vers l’électrification depuis 2018, les entreprises pourront finalement continuer d’immatriculer certains véhicules thermiques neufs. L’objectif initial visait l’interdiction de ces modèles à compter de 2035.
Si l’électrification des parcs professionnels est déjà largement entamée, trois groupes parlementaires viennent de signer un accord visant à assouplir l’objectif de réduction des émissions de CO₂ à 87,5 %, autorisant ainsi la conservation de certains véhicules thermiques. En d’autres termes : les véhicules électriques ne feraient plus l’objet de quotas imposés par les Etats membres. En raison, plusieurs contraintes, dont la principale consiste en la transition complexe et coûteuse des utilitaires légers.
En France, plus d’un tiers des voitures professionnelles est déjà passé à l’électrique.
« Nous avons trouvé un bon compromis avec les autres groupes concernant les flottes d’entreprises, ce qui protège les gestionnaires de flottes contre des contraintes excessives » a affirmé Jens Gieseke, député européen du groupe conservateur PPE et président de la commission des transports et du tourisme du Parlement, à Automobilwoche. Les sociétés ne pourront pas pour autant choisir sans limite la proportion de modèles thermiques de leur parc. Encore moins de revenir sans motif sur leur stratégie d’électrification.



