Selon un communiqué commun publié dimanche, les dirigeants de ces trois pays se sont réunis lundi pour demander à Londres l’ouverture de référendums d’autodétermination.
L’objectif de cette rencontre ? « Renforcer leur coopération » et poser les jalons d’un « changement de cadre constitutionnel », selon le communiqué. Les trois responsables demandent en effet « au gouvernement britannique de préparer, planifier et faciliter les changements constitutionnels au pays de Galles, en Ecosse et dans le nord de l’Irlande ». Le tout alors que Londres reste opposé à tout nouveau référendum sur l’indépendance de l’Ecosse après avoir remporté en 2014 son maintien dans le Royaume-Uni. Pas plus tard que fin août, le Premier ministre britannique Andy Burnham avait lui-même exclu la possibilité d’un vote sur l’unification de l’Irlande.
Lors de sa visite, le président américain Donald Trump a quant à lui réitéré son soutien à la séparation de l’Irlande du Nord du Royaume-Uni et à son unification avec la République d’Irlande. Pour l’heure, la situation reste inédite depuis 1999 avec des partis indépendantistes qui constituent désormais la première force politique dans les Parlements écossais et gallois. Santé, éducation, transports, environnement et logement sont autant de compétences importantes qui leur sont d’ores et déjà allouées.
Malgré la signature d’un mémorandum d’entente à Cardiff par les dirigeants indépendantistes écossais, gallois et nord-irlandais, ainsi que la présidente du Sinn Féin (parti irlandais qui prône la réunification), un éclatement du Royaume-Uni semble encore lointain ne serait-ce que pour des questions d’ordre juridique.



