Jeudi 22 octobre, le Parlement européen a attribué cette récompense en faveur de la liberté de pensée à la Cour pénale internationale, actuellement dans le collimateur du président américain Donald Trump.
«L’Union européenne repose sur le respect du multilatéralisme et des institutions internationales, et ce prix salue l’important travail accompli par la Cour pour faire respecter le droit et la justice à l’échelle internationale», a déclaré Roberta Metsola, la présidente du Parlement européen. De quoi déclencher une ovation ainsi qu’un tonnerre d’applaudissements au sein de l’hémicycle.
Crimes de guerre, contre l’humanité, ou encore génocide : la Cour pénale internationale a pour mission de juger les individus accusés des pires atrocités commises dans le monde. Elle rassemble 125 Etats membres avec un siège situé à La Haye aux Pays-Bas.
Après avoir remercié le Parlement européen, la juge et présidente de la CPI Tomoko Akane a souligné que la remise du prix Sakharov intervenait à un moment clé pour l’institution, qui traverse actuellement «des défis sans précédent».
Donald Trump lui a en effet imposé des sanctions cet automne dans le but de paralyser son fonctionnement. Notamment le 9 octobre, soit quelques heures après la remise du prix Nobel de la paix à l’une de ses anciennes juges, la Sud-Africaine Navi Pillay.



