Plusieurs États membres souhaiteraient revoir les prérogatives du service diplomatique de l’UE, selon un article publié jeudi 11 mai par le Financial Times. L’objectif : fluidifier la politique étrangère commune dans un contexte international de plus en plus incertain.
A quoi pourrait ressembler une révision du service diplomatique de l’UE ? C’est la question que se posent plusieurs pays membres – la France et l’Allemagne en tête – au sein d’un document de travail présentant des pistes de réponse.
Parmi les solutions évoquées, la première vise notamment la réduction des pouvoirs du chef de la diplomatie, tandis qu’une autre renforcerait son autorité dans des domaines clés. La troisième consoliderait quant à elle l’action diplomatique de l’UE au Conseil européen, ce qui donnerait aux États membres un rôle plus opérationnel dans la conduite des relations extérieures.
« La relation entre le SEAE (Service européen pour l’action extérieure), la Commission et les États membres est débattue depuis la création du service. Face aux défis géopolitiques sans précédent auxquels nous sommes confrontés, il est naturel que ces discussions suscitent un regain d’attention et gagnent en intensité » a déclaré la responsable de la politique étrangère européenne, Kaja Kallas, dans un document interne.
De son côté, la Commission européenne lui a réaffirmé son soutien comme en témoigne le point presse lors duquel Paula Pinho, la porte-parole en chef, a assuré : « le Service européen pour l’action extérieure est l’une des institutions chargées de mettre en œuvre les politiques de l’Union européenne. Par conséquent, notre présidente, Ursula von der Leyen, le soutient pleinement, tout comme le travail qu’il accomplit ».



